UFC - QUE CHOISIR ORLEANS

Dossiers

Démarchage téléphonique. Les parlementaires à la rescousse

(Que Choisir- mars 2017)

Le 31 janvier dernier l’UFC-Que Choisir révélait les résultats d’une enquête dévoilant l’ampleur du démarchage téléphonique en France, pointant du doigt le  ras-le-bol des consommateurs et dénonçant l’inefficacité du dispositif « Bloctel » censé empêcher les appels à vocation commerciale.

Dans le même temps, une pétition baptisée « Démarchage téléphonique : Stop au harcèlement » était lancée sur la plate-forme Change.org. Un mois et demi plus tard, plus de 93 000 signatures étaient récoltées. L’UFC-Que Choisir avait par ailleurs saisi la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) et l’Arcep (Autorité de régulation des télécoms).

En parallèle, suite à notre demande, les élus de notre département, à l’instar de nombreux élus nationaux ont alerté le gouvernement sur le ras-le-bol de leurs administrés vis-à-vis du démarchage téléphonique et sur le manque d’efficacité du système Bloctel. Monsieur Jean-Pierre SUEUR sénateur, qui avait déjà saisi la secrétaire d’État à la Consommation Martine PINVILLE sur ce problème en juillet 2016, a posé une nouvelle question écrite « pour demander à la ministre de prendre en compte les propositions de l’UFC-Que Choisir d’Orléans », en joignant l’article de Consom’Action  paru dans le n°200.

Si les demandes des parlementaires n’ont pas encore fait l’objet de réponses, les  premiers effets de cette campagne se sont déjà fait sentir : fin février, la ministre annonçait que 50 sociétés avaient fait l’objet de poursuites et que la moitié d’entre elles avaient écopé d’amendes, sans toutefois dévoiler les noms des contrevenants ni les montants des amendes. La ministre annonçait par ailleurs le renforcement des contrôles à l’encontre des sociétés continuant à appeler les numéros figurant sur la liste « Bloctel ».

Le combat contre ce type de démarchage est loin d’être gagné !  La liste « Bloctel », malgré ses lacunes, reste malgré tout, le meilleur outil de lutte contre les appels commerciaux (http://www.bloctel.gouv.fr).

 

Qu’est-ce que Bloctel ?

Bloctel est la liste d’opposition au démarchage téléphonique sur laquelle tout consommateur peut s’inscrire gratuitement afin de ne plus être démarché téléphoniquement par un professionnel avec lequel il n’a pas de relation contractuelle en cours, conformément à la loi n° 2014-344 du 17 mars 2014 relative à la consommation.
Pour en savoir plus voir la fiche  Bloctel

 

Compteurs Linky. Un rapport officiel critique.

Publié par Que Choisir le : 03/05/2017

Les associations anti-Linky réclamaient sa publication depuis des semaines, la ministre de l’Environnement a fini par céder. Le rapport du Conseil général de l’environnement et du développement durable sur le déploiement du compteur Linky, qui lui avait été remis en janvier, vient d’être publié.

Malgré ces 4 longs mois de retard qui auraient pu laisser présager d’un rapport explosif, on est très loin du brûlot susceptible de remettre en cause le programme Linky.

Si ce rapport du Conseil général de l’environnement et du développement durable (1) émet de sérieuses critiques, elles portent surtout sur une approche trop centrée sur la gestion du réseau et pas assez sur les clients. « Si le compteur est une réussite technique pour la gestion du réseau, son utilisation pour la maîtrise de l’énergie reste largement insuffisante, déplorent les auteurs. Le risque est fort que, sans mesures d’accompagnement […], Linky ne se cantonne à ce rôle remontant de comptage par télérelevés. » Le rapport justifie ainsi le bien-fondé du combat mené par l’UFC-Que Choisir pour que Linky permette des suivis de consommation avec un affichage en temps réel, les seuls à même d’inciter les ménages à réduire leur consommation d’électricité.

Concernant les champs électromagnétiques, les auteurs taclent une « désinformation évidente de certains sites opposés à Linky, avec de plus une nette volonté de créer un sentiment d’inquiétude parmi le public ». Ils jugent que « la question sanitaire ne constitue pas une difficulté susceptible de remettre en cause le programme Linky », mais réclament une prise en compte « des configurations d’installations atypiques pouvant générer des expositions de durées longues ». Les auteurs visent ici « des cas particuliers où les compteurs sont dans des pièces très utilisées et à proximité immédiate de personnes y stationnant durablement, typiquement une chambre d’étudiant de 8 à 10 m2. »

Interrogés par la ministre « sur l’origine et la nature des préoccupations se faisant jour concernant le déploiement du compteur Linky », ils dédouanent en grande partie le programme Linky, mettant les oppositions sur le compte « de perceptions sociétales » exacerbées par un environnement hertzien qui se charge de plus en plus et par la sensation qu’ont les citoyens de laisser de plus en plus de traces numériques.

Le rapport ne le dit pas, mais Que Choisir ajouterait volontiers aux problèmes évoqués le passage en force d’Enedis et les loupés d’installation pour expliquer les tensions.

(1) Rapport disponible sur : http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/010655-01_rapport_cle27279c.pdf

 

 

 

Quoi de neuf du côté de la centrale de Dampierre-en-Burly ?

L’énergie nucléaire fait beaucoup parler d’elle actuellement. Nous avons demandé à Gérard Mahaud, notre bénévole délégué à la Commission d’Information Locale (CLI) de la Centrale de Dampierre de nous faire le point sur les questions débattues dans les médias. Voir le dossier.

Dampierre

 

De la CLI de Dampierre, à la vie d’un réacteur nucléaire

Un de nos bénévoles, ancien ingénieur de l’industrie nucléaire, représente notre association locale à la CLI de la centrale nucléaire de Dampierre. Après ses 2 premières années de représentation, nous lui avons demandé de nous expliquer son rôle, et ce qu’est « la vie d’un réacteur nucléaire ». Voir le dossier